L’amour a tout âge !

 

Pour certains, l’amour est un bouquet de violettes, il nait d’un coup de soleil, pour d’autres il est une maladie, ou encore le plus beau des serments…

Mais en tout cas, l’amour n’est pas mort.

Luis Mariano, Richard Cocciante, Michel Sardou, Piaf, Gilbert Bécaud et tant d’autres, ont chanté l’amour, cet état euphorique qui nous dépasse, nous transcende, nous questionne et nous torture parfois… Le sentiment amoureux se traduit par la focalisation de l’attention mais aussi par des pensées intrusives omniprésentes. Présent à tout âge de la vie, il devient, avec le temps, plus réaliste et moins idéaliste. Mais il peut néanmoins s’exprimer à tout âge, voir même très avancé, et n’en demeure pas moins nécessaire pour être heureux.

 

Les personnes âgées ont, elles aussi, en parlent…

« L’amour, ça ne peut pas faire de mal, même à 91 ans. Au contraire. Ça ne peut que nous rajeunir. »

 

« Moi, je suis toute seule, déclare Pierrette. Dans ma maison, il y a personne d’autre et il y a peut-être un homme qui est tout seul dans sa maison, on pourrait se rencontrer et vivre ensemble jusqu’à la fin de nos vies. »

Les propos tenus par Lucien et Pierrette sont monnaie courante en EHPAD. L’amour n’a pas de limite d’âge. Il reste le même. C’est la façon d’aimer qui change. Caresse, attention, affection, les signes de tendresse sont différents, la quête de l’amour n’est plus la même qu’à 20, 30 ou 40 ans.

 

Qui a parlé d’asexualité ? Plusieurs études ont en effet démontré les bienfaits d’une sexualité épanouie, après 65 ans : amélioration de la qualité de vie et de la santé mentale, diminution des risques cardiovasculaires et de certains cancers. Elle est facteur de bien-être.

La sexualité des seniors ne s’arrête pas aux portes de la retraite. Ni même aux portes d’un EHPAD. Le sexe en maison de retraite est une réalité. Bien souvent tabou, c’est un sujet qui dérange. Une personne âgée peut avoir une vie sexuelle, et qu’importe ce que pensent les équipes soignantes ou la famille. En effet, Les besoins sexuels des personnes âgées viennent bousculer les images que chacun se forge de la vieillesse. L’âge ne gomme ni le désir, ni l’envie de plaire. Des relations peuvent se nouer entre résidents. Des sentiments peuvent naître et se concrétiser par un rapprochement physique.

Il faut alors penser à la question de l’intimité, qui est un droit rappelé dans les établissements, avec la charte des droits et liberté de la personne âgée dépendante.

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